Vous n'avez rien,
Ma Peine
Rien à vous reprocher,
C'est la peine;
Ce n'est que résultat,
Que défaite limpide
D'un combat.
Je te comprends, c'est vrai,
Moi aussi j'ai peine et regrets !
Refleuri ce livide,
Ma Peine,
- Falaise d'Etretat
Par un vide.
Alors que des regards
Mangeaient d'autres regards
Tous un peu plus ravis
Des bons plats qui régalent
Des pigeons battaient leurs plumes
- Oh si peu rares !
Aux rebords des fontaines
- Oh phénoménales
Moi
Dans mon coeur verdi
Comme un bout de clairière
Ou un bout de forêt
Ou un bout d'Italie
Je me lançais aussi
A plaire à ma manière
Mais que voulez-vous faire
A ce printemps
Qui rit ?
C'est un jeu singulier
Fait d'entrecroisements
Qu'on arbore au sourire
Ainsi qu'au clignement
Et les femmes souvent
Disent que ça leur plaise
Et les femmes souvent
Sous les robes légères
Comme tous ces oiseaux
Hautement à leurs aises
Ofrraient de l'élégance
A chaque courant D'air.
avril 1998.

Je regardais
L'aviation militaire
Bombarder
Son sourire
Et je criais
Comme une guerre
Comme un empire
Détrôné
Je crachais le diable
De mon corps
De mes veines bleues
Explosées devant le fort
De ses yeux
Un hiver rouge coulait
Un hiver torride
J'avançais
Vers le trou
Que l'impact a créé
Mais je savais déjà
Le bout de ma pensée
L'adieu
La mort dans
Ses cieux d'or
N'existerait plus
Je regardais
L'aviation militaire
Se tromper d'ennemi
Et avec elle
La fin d'un rêve cartésien.
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