
PLANETARIUM

En touchant l'autre nuit l'intérieur de la frêle,
La frêle et délicate et bourgeonnante enfant,
Excusez-moi du peu, je la pris sous mon aile,
N'ignorant point bien sûr ses attraits déroutants.
Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature
Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,
Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,
Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,
Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,
N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,
Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire
Cupidon me décoche une flèche à deux sous.
Ce coup-ci sans savoir j'ai bien plus d'espérance,
D'espérance à vrai dire qu'onc auparavant,
Sans doute parce que plus grande est l'expérience,
N'ignorant point sûr qu'on apprend tout le temps.
Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature
Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,
Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,
Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,
Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,
N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,
Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire
Cupidon me décoche une flèche à deux sous.
Tous les deux nous avons quelques analogies,
Les mêmes passions, les amis, les passe-temps,
Sans compter les valeurs, les rêves, les envies,
N'ignorant point sûr qu'on aim' les changements.
Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature
Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,
Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,
Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,
Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,
N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,
Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire
Cupidon me décoche une flèche à deux sous.
Elle m'a dit hier un "je t'aime !" farouche
C'est je cois une preuve, un concret sentiment,
Je ne vois dans cela franchement rien de louche,
N'ignorant point sûr qu'existent les amants.
Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature
Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,
Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,
Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,
Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,
N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,
Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire
Cupidon me décoche une flèche à deux sous.

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