
Pourtant si tout va,
Tout va sans problème,
Sans raison voilà
Mon coeur pourtant blème.
Je ne sais de quoi,
C'est bien là ma peine,
La pis si tout va
Sans la moindre gène.
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PLANETARIUM

Pourtant si tout va,
Tout va sans problème,
Sans raison voilà
Mon coeur pourtant blème.
Je ne sais de quoi,
C'est bien là ma peine,
La pis si tout va
Sans la moindre gène.

Ah ! Est-ce la vie en mieux
Dans vos yeux ?
Ou bien de votre éclairage
Suis-je otage ?
Mais d'où proviennent ces feux
Mystérieux
Qui ne cessent cette danse
D'Apparence ?
Auriez-vous là le désir
D'en finir ?
Ou bien d'un geste oculaire
De me plaire ?
Ah ! Est-ce la vie en pire
Votre empire ?
Ou bien de votre élégance
Ai-je chance ?
Au fil du désespoir
Ô soir funèbre et lourd !
Ma maîtresse
S'en allant au couloir
Et mon coeur troubadour
Ma tristesse.
Et s'en va, qui s'en va
Et cela sans un bruit
Ma maîtresse
Voyez dans quel état
De-ci de-là je suis
Ma tristesse.
Que je l'aimasse fort
Et formidablement !
Ma maîtresse
Pour aucun réconfort
Quelle infortune allant
Ma tristesse
Au fil du désespoir....

Le brav' Monsieur Gaston
Il était ordinaire
A la seule exception
Qu'un jour il épousa
La Madame Adultère
Qu'était bell' mais primaire
Du village d'en bas.
Bien sûr ça fait sourire
Lui ça l'a fait pleurer
ça la mêm' fait mourir
Au moment de Noël
C'était d'vant sa télé
Où d'ailleurs il passait
Un film de Fernandel.
Le brav' Monsieur Gaston
C'était un homme austère
Mais il n'était pas con
Juste un peu trop naïf
Il était un peu fier
De son joli salaire
Qu'était en or massif.

Bien sûr ça fait plaisir
Un salair' d'président
Lui ça l'a fait mourir
Mais elle pas du tout
Pour son enterrement
L'a couvert de diamants
Et bien d'autres bijoux.
Le brav' Monsieur Gaston
Avait de bell' manières
Des idées à foison
Pour animer leur vie
Il faisait tout pour plaire
A Madame Adultère
Qui partait dans la nuit.
Bien sûr ça fait sourire
Parfois mêm' rigoler
Lui ça l'a fait mourir
Petit à petit feu
Il avait trop aimer
Sans jamais soupçonner
Qu'à la fin l'double jeu.
Le brav' Monsieur Gaston
Devenu suicidaire
Jusqu'à péter les plombs
En s'pétant tous les soirs
Au bistrot des grands-pères
Et terminer par terre
Comme un vieux paillasson.
Sûr ça fait réfléchir
Quelques dos' de whisky
Lui ça l'a fait mourir
Au moment de Noël
C'était d'vant sa télé
Où d'ailleurs il passait
Un film de Fernandel.

Ah deux vieux hommes, astrlogue et curé,
Sous un narthex ouvrant à une nef profonde
Ayant les traits voûtés comme un arc de retonde
Semblaient prendre d'ici des charmes restaurés;
L'un, pénitent, fixait l'ancienne architecture,
Et l'autre l'entrainait au rang spirituel,
L'âme sur les cieux des marches de l'autel.
Qu'il vente ! Qu'il vente le vent de l'aventure !
Des cierges flamboyaient - une paleur en fonte
Comme glaciers rougis d'histoires et de contes,
Les yeux trempés au ciel qu'avive les fardeaux.
Des fronts larges naquit un brasier de sueurs.
L'airain tintait midi - "Ce n'est point là notre heure ?"
-" Ah sommes nous tous deux accroupis d'un complot ?"

Ecoutez-le bien battre !
Vous ne l'entendrez plus
Bientôt ce coeur déçu
Qui s'éteint dans son âtre,
Qui dans un dernier souffle
Rejette un dernier coup
Un dernier petit bout
De son écorce en mouffle.
Regardez-la, la buche,
Frétiller dans l'hiver
Et se débattre au clair
D'une lune sans rûche;
Tant qu'elle en a la force
Approchez-vous encor,
Ressentez-vous son corps
Vous réchauffer le torse ?
Et dans une dernière
Et haute intervention
Accordez-lui l'action
D'un adieu en lumière.
L'été s'acèvera
En nous dictant sa vie
Sous l'odeur infinie
D'une élégante au bras
Sur le quai du départ
Qui ramène sur terre
Par un train de misère
Qui n'a pas de retard.
Et c'est presque pressé
Qu'il sifflera le crime
Nos lèvres sur la cîme
D'un ultime baiser.
Et le bagage lourd
Qui fera sa valise
Pour cette ville grise
Hantée de hautes tours
Et qui se rouvrira
Dans la peine du monde
Reformant comme une onde
Son visage minois.
Et puis, lui, son regard
Eloignant de la terre
Finira-t-il, calvaire,
Tout en bas du placard,
Dans ce sac bien plié
Dans la noirceur du crime
Et sa poussière intime
Et qu'on laisse au secret,
Qu'on évite toujours
Comme on peut de l'église,
Qu'on oublie sous l'emprise
Des cravates des jours.
L'été s'achèvera
En nous léguant sa vie
Sous l'odeur infinie
D'une élégante au bras,.
Sur le quai de la mer
A l'étendue sanguine,
A l'explosion chagrine
Du bonheur que l'on perd.
Et c'est presque pressé
Que la mer se recule
Pour ne pas qu'un émule
N'y noie tous ses screts.
Et ce train qui s'en fout
A l'allure immorale
Et qui tient la sandale
En ricanant de nous,
Roulant vers l'abandon,
Déroulant dans les têtes
Les rails des folles fêtes
Et des douces actions.
Mais demain dans le froid
Nous viendront les épines
Des réflexions chagrines
Qui nous disent Pourquoi ?
Pourquoi sous un éclair
Des amoureux s'embrassent
Quand des vacances chassent
Les amours que l'on sert ?
L'été s'achèvera
En nous léguant sa vie
Mais c'est presque sans vie
Qu'on s'en séparera.

Engagez-vous sur mon navire
Ou avec ou sans compagnon,
Mon bateau jamais ne chavire
Même en tombant dans l'horizon.
N'hésitez plus, suivez le guide
S'il vous manque un morceau de coeur.
Montez à bord, et sous l'égide
Du mat démon, allons ailleurs
Vivre une autre et pleine richesse
Qui somnole en votre bonté.
Passons le cap de la Faiblesse,
Droit devant sur la liberté !
Droit devant sur la neuve terre !
Où les yeux oublient les malheurs,
Où l'on n'entends pas le tonnerre,
Où l'amour en est seule odeur,
Là-bas où je sais l'opulence
Et la chaleur du Saint-Endroit,
Où l'âme en sa luxuriance
S'émancipe à perte de mois.
Déployez vos ailes vitales
Si le gris dévore le bleu,
Gonflez dans l'air toutes vos voiles
Et roulez le soleil radieux.
Pleins feux, quittez là votre peine,
Ou avec ou sans compagnon;
Abandonnez là la rangaine,
N'emportez que votre impulsion.
N'hésitez plus, suivez le guide
S'il vous manque un morceau de coeur.
Montez à bord, et sous l'égide
Du mat démon, allons ailleurs.
Votre parfum nouveau m'était incitateur
Et revête aujourd'hui des regrets haïssables,
Des habits noirs et d'or déchirés par l'odeur
Qui donnait au désir des faiblesses aimables.
J'ai tour à tour compris et détesté mon coeur.
Si j'avais su jadis, les battements instables,
Qu'un soleil pouvait nuire avec tant de clameur
Et taire un amoureux aux rêves invivables !
Si j'avais su hier ! hier saisir la chance
De songer à la nuit en regardant le jour,
Aurais-je évidemment éviter la souffrance
De cette poésie, de ses vers faméliques,
Auriez-vous accepter. Votre parfum toujours
parvient jusqu'à mes yeux aux rougeurs névralgiques.

Un p'tit bras d'soleil
Perçant le nuage
M'réchauffa pareil
Un profond corsage.
Sur l'chemin d' l'Amour
J'avançais dans l'age
Mona Lisa pour
Toi fût ce voyage.
Des p'tites fleurs partout
Sur l'coeur du bagage
F'saient sauter l'verrou
Du gris pasyage
Il pleurait pourtant
De milliers d'orages
Des guerr'es, des enfants
Qu'des sols se partagent.
Un p'tit vent m'poussait
Vers les bons passages
A l'oreill' soufflait
La clé des barrages.
Sur l'chemin d' l'Amour
J'avançais dans l'age
Mona Lisa pour

Toi fût ce voyage.
Des sourir'es puissants
Sur tant de visages
F'saient sauter des gens
Loin d'mes yeux très sages.
Il pleuvait beaucoup
Autour d'mon mariage
D'jà être debout
C'était d'l'esclavage.
Un p'tit bras d'soleil
Perçant le nuage
M'réchauffa pareil
Un profond corsage.
Sur l'chemin d' l'Amour
J'avançais dans l'age
Mona Lisa pour
Toi fût ce voyage.
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