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Lundi 13 mars 2006

Pourtant si tout va,

Tout va sans problème,

Sans raison voilà

Mon coeur pourtant blème.

 

Je ne sais de quoi,

C'est bien là ma peine,

La pis si tout va

Sans la moindre gène.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Lundi 13 mars 2006

Ah ! Est-ce la vie en mieux

     Dans vos yeux ?

Ou bien de votre éclairage

     Suis-je otage ?

 

Mais d'où proviennent ces feux

     Mystérieux

Qui ne cessent cette danse

     D'Apparence ?

 

Auriez-vous là le désir

     D'en finir ?

Ou bien d'un geste oculaire

     De me plaire ?

 

Ah ! Est-ce la vie en pire

     Votre empire ?

Ou bien de votre élégance

     Ai-je chance ?

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Lundi 13 mars 2006

Au fil du désespoir

Ô soir funèbre et lourd !

     Ma maîtresse

S'en allant au couloir

Et mon coeur troubadour

     Ma tristesse.

 

Et s'en va, qui s'en va

Et cela sans un bruit

     Ma maîtresse

Voyez dans quel état

De-ci de-là je suis

     Ma tristesse.

 

Que je l'aimasse fort

Et formidablement !

     Ma maîtresse

Pour aucun réconfort

Quelle infortune allant

     Ma tristesse

 

Au fil du désespoir....  

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Dimanche 12 mars 2006

Le brav' Monsieur Gaston

Il était ordinaire

A la seule exception

Qu'un jour il épousa

La Madame Adultère

Qu'était bell' mais primaire

Du village d'en bas.

 

Bien sûr ça fait sourire

Lui ça l'a fait pleurer

ça la mêm' fait mourir

Au moment de Noël

C'était d'vant sa télé

Où d'ailleurs il passait

Un film de Fernandel.

 

Le brav' Monsieur Gaston

C'était un homme austère

Mais il n'était pas con

Juste un peu trop naïf

Il était un peu fier

De son joli salaire

Qu'était en or massif.

 

Bien sûr ça fait plaisir

Un salair' d'président

Lui ça l'a fait mourir

Mais elle pas du tout

Pour son enterrement

L'a couvert de diamants

Et bien d'autres bijoux.

 

Le brav' Monsieur Gaston

Avait de bell' manières

Des idées à foison

Pour animer leur vie

Il faisait tout pour plaire

A Madame Adultère

Qui partait dans la nuit.

 

Bien sûr ça fait sourire

Parfois mêm' rigoler

Lui ça l'a fait mourir

Petit à petit feu

Il avait trop aimer

Sans jamais soupçonner

Qu'à la fin l'double jeu.

 

Le brav' Monsieur Gaston

Devenu suicidaire

Jusqu'à péter les plombs

En s'pétant tous les soirs

Au bistrot des grands-pères

Et terminer par terre

Comme un vieux paillasson.

 

Sûr ça fait réfléchir

Quelques dos' de whisky

Lui ça l'a fait mourir

Au moment de Noël

C'était d'vant sa télé

Où d'ailleurs il passait

Un film de Fernandel.    

     

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
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Dimanche 12 mars 2006

Ah deux vieux hommes, astrlogue et curé,

Sous un narthex ouvrant à une nef profonde

Ayant les traits voûtés comme un arc de retonde

Semblaient prendre d'ici des charmes restaurés;

 

L'un, pénitent, fixait l'ancienne architecture,

Et l'autre l'entrainait au rang spirituel,

L'âme sur les cieux des marches de l'autel.

Qu'il vente ! Qu'il vente le vent de l'aventure !

 

Des cierges flamboyaient - une paleur en fonte

Comme glaciers rougis d'histoires et de contes,

Les yeux trempés au ciel qu'avive les fardeaux.

 

Des fronts larges naquit un brasier de sueurs.

L'airain tintait midi - "Ce n'est point là notre heure ?"

-" Ah sommes nous tous deux accroupis d'un complot ?"

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Dimanche 12 mars 2006

Ecoutez-le bien battre !

Vous ne l'entendrez plus

Bientôt ce coeur déçu

Qui s'éteint dans son âtre,

 

Qui dans un dernier souffle

Rejette un dernier coup

Un dernier petit bout

De son écorce en mouffle.

 

Regardez-la, la buche,

Frétiller dans l'hiver

Et se débattre au clair

D'une lune sans rûche;  

 

Tant qu'elle en a la force

Approchez-vous encor,

Ressentez-vous son corps

Vous réchauffer le torse ?

 

Et dans une dernière

Et haute intervention

Accordez-lui l'action

D'un adieu en lumière.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Samedi 11 mars 2006

 

L'été s'acèvera

En nous dictant sa vie

Sous l'odeur infinie

D'une élégante au bras

 

Sur le quai du départ

Qui ramène sur terre

Par un train de misère

Qui n'a pas de retard.

 

Et c'est presque pressé

Qu'il sifflera le crime

Nos lèvres sur la cîme

D'un ultime baiser.

 

Et le bagage lourd

Qui fera sa valise

Pour cette ville grise

Hantée de hautes tours

 

Et qui se rouvrira

Dans la peine du monde

Reformant comme une onde

Son visage minois.

 

Et puis, lui, son regard

Eloignant de la terre

Finira-t-il, calvaire,

Tout en bas du placard,

 

Dans ce sac bien plié

Dans la noirceur du crime

Et sa poussière intime

Et qu'on laisse au secret,

 

Qu'on évite toujours

Comme on peut de l'église,

Qu'on oublie sous l'emprise

Des cravates des jours.

 

L'été s'achèvera

En nous léguant sa vie

Sous l'odeur infinie

D'une élégante au bras,.

 

Sur le quai de la mer

A l'étendue sanguine,

A l'explosion chagrine

Du bonheur que l'on perd.

 

Et c'est presque pressé

Que la mer se recule

Pour ne pas qu'un émule

N'y noie tous ses screts.

 

Et ce train qui s'en fout

A l'allure immorale

Et qui tient la sandale

En ricanant de nous,

 

Roulant vers l'abandon,

Déroulant dans les têtes

Les rails des folles fêtes

Et des douces actions.

 

Mais demain dans le froid

Nous viendront les épines

Des réflexions chagrines

Qui nous disent  Pourquoi ?

 

Pourquoi sous un éclair

Des amoureux s'embrassent

Quand des vacances chassent

Les amours que l'on sert ?   

 

L'été s'achèvera

En nous léguant sa vie

Mais c'est presque sans vie

Qu'on s'en séparera.

 

 

 

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Samedi 11 mars 2006

Engagez-vous sur mon navire

Ou avec ou sans compagnon,

Mon bateau jamais ne chavire

Même en tombant dans l'horizon.

 

N'hésitez plus, suivez le guide

S'il vous manque un morceau de coeur.

Montez à bord, et sous l'égide

Du mat démon, allons ailleurs

 

Vivre une autre et pleine richesse

Qui somnole en votre bonté.

Passons le cap de la Faiblesse,

Droit devant sur la liberté !

 

Droit devant sur la neuve terre !

Où les yeux oublient les malheurs,

Où l'on n'entends pas le tonnerre,

Où l'amour en est seule odeur,

 

Là-bas où je sais l'opulence

Et la chaleur du Saint-Endroit,

Où l'âme en sa luxuriance

S'émancipe à perte de mois.

 

Déployez vos ailes vitales

Si le gris dévore le bleu,

Gonflez dans l'air toutes vos voiles

Et roulez le soleil radieux.

 

Pleins feux, quittez là votre peine,

Ou avec ou sans compagnon;

Abandonnez là la rangaine,

N'emportez que votre impulsion.

 

N'hésitez plus, suivez le guide

S'il vous manque un morceau de coeur.

Montez à bord, et sous l'égide

Du mat démon, allons ailleurs. 

 

 

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Samedi 11 mars 2006

Votre parfum nouveau m'était incitateur

Et revête aujourd'hui des regrets haïssables,

Des habits noirs et d'or déchirés par l'odeur

Qui donnait au désir des faiblesses aimables.

 

J'ai tour à tour compris et détesté mon coeur.

Si j'avais su jadis, les battements instables,

Qu'un soleil pouvait nuire avec tant de clameur

Et taire un amoureux aux rêves invivables !

 

Si j'avais su hier ! hier saisir la chance

De songer à la nuit en regardant le jour,

Aurais-je évidemment éviter la souffrance 

 

De cette poésie, de ses vers faméliques,   

Auriez-vous accepter. Votre parfum toujours

parvient jusqu'à mes yeux aux rougeurs névralgiques.   

     

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Jeudi 9 mars 2006

Un p'tit bras d'soleil

Perçant le nuage

M'réchauffa pareil

Un profond corsage.

Sur l'chemin d' l'Amour

J'avançais dans l'age

Mona Lisa pour

Toi fût ce voyage.

 

Des p'tites fleurs partout

Sur l'coeur du bagage

F'saient  sauter l'verrou

Du gris pasyage

Il pleurait pourtant

De milliers d'orages

Des guerr'es, des enfants

Qu'des sols se partagent.

 

Un p'tit vent m'poussait

Vers les bons passages

A l'oreill' soufflait

La clé des barrages.

Sur l'chemin d' l'Amour

J'avançais dans l'age

Mona Lisa pour

Toi fût ce voyage.

 

Des sourir'es puissants

Sur tant de visages

F'saient sauter des gens

Loin d'mes yeux très sages.

Il pleuvait beaucoup

Autour d'mon mariage

D'jà être debout

C'était d'l'esclavage.

 

Un p'tit bras d'soleil

Perçant le nuage

M'réchauffa pareil

Un profond corsage.

Sur l'chemin d' l'Amour

J'avançais dans l'age

Mona Lisa pour

Toi fût ce voyage.

 

 

 

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
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