Oh des photos !

SITE POETIQUE

LA POESIE MERITE SON RESPECT ! 

GHISLAIN HAMMER  -   ghishammer@yahoo.fr   -  01 48 61 04 53

  BIENVENUE  !

 

Mercredi 22 mars 2006

L'alcôve fît sentir l'odorifiant aimant

De la chair et du sang qu'accompagne la ville;

La bougie reposant au chevet de Manille

Feutrait l'ambiance tel un fin pressentiment.

 

La tapisserie vile juste agrémentant

Le mur, dans une pièce et oblongue et stérile

Argumentait à elle le désert qui file

Sans le vécu aucun de l'apprenti mourant;

 

Le bureau en bois creux transpirant de poussière,

Toute carrée, perdu sous la fenêtre austère,

Ne supportait qu'un vieux Nerval noir, dépecé;

 

L'allège par ailleurs n'attirait que les glaces

L'on ose croire qu'un locataire vivant

Puis dans ce trou dormir comme au nid des rapaces.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 21 mars 2006

L'écume folle se démonte,

Engloutissant tout le cristal

Sous la Vénus, et l'animal

Tant pétillant déjà remonte.

 

L'étain du plateau  où se compte

La gamme de pieds d'Amiral

Ouvre le dialogue, et le bal

Charmant de ce que l'on raconte;

 

Lui-même sur la table basse

Ah sculptée admirablement

Comme les pieds ! et rappelant

Aux souvenirs du bon fugace.

 

Ah la mémoire ! Oh ma carcasse !

Toast haut levé sublimement :

A la santé ! évidemment

Qui flanche un peu et qui tracasse.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 19 mars 2006

Il rôde l'étrangleur

Aux deux  gants en cuir noir

Au travers le couloir

D'un réverbère en pleurs

Des gouttes assassines

Que des esprits piétinent.

 

Il veille, le chapeau

Baissé sur son regard

Qu'il promène au hasard

Des bruits masqués par l'eau

Qui se débat par terre

Dans l'orange lumière.

 

Puis il s'en va, les bottes rouges

L'imperméable noir

Du soulageant lavoir

Où les linges ne bougent

Plus que grâce aux étranges

Apparitions des anges.

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 19 mars 2006

J'entre dans le ventre avec mon chéquier

      Machiavélique,

Dans le ventre grand d'un magasin près

      De l'Amérique.

 

Tout est fait ici pour servir Bonheur

      Quand il nous manque,

A proximité d'un distributeur

      Ou d'une banque.

 

Je m'engage tel un enfant rêveur

      Sans peur aucune,

Tant de goûts pour tant de consommateurs

      Sont de la lune.

 

Les néons rayonnent, étincellement

      Sur la surface,

Beaucoup de choix, un large assortiment,

      ça me dépasse !

 

Tout est attractif autour du chéquier,

      La faim me creuse,

La qualité, les prix, les produits et

      Chaque vendeuse.

 

En gros de partout s'affiche l'action

      Promotionnelle,

Cinquante pour cent sur les polochons

      Et la dentelle;

 

Et même bien plus sur quelques produits

      Vestimentaires,

Comment résister à tous ces bas prix

      Spectaculaires.

 

Quand les rois que nous sommes soi-disant

      Se font esclaves,

Dieux des Galeries nous paraissent grands

      Et presque braves.

 

Puis au rayon homme un manteau marron

      Sort de l'assiette,

L'hiver approchant,  qui me dira :"non !

      La pauvre bête."

 

Je m'en vais sur ce avec le manteau

      Payer la guerre

Le chéquier plaqué, dessus le stylo

      Griffe l'affaire.

 

"Mademoiselle, dîtes-moi par où

      Est la sortie ?"

-" N'êtes-vous donc pas heureux parmi nous ?

      Dans la vraie vie."                               

 

A la sortie je croise quelques mots  ,

      lettres de taille:

"Merci, au revoir et à très bientôt

      Pour la marmaille."      

  

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 17 mars 2006

Une pluie de mots tristes

Tombe sur mon coeur loin

De mon corps où persistent

D'incédibles témoins.

 

Sur un terrain d'artistes

Dans un cirque de feu

Grâce aux clowns  exorcistes

Je résiste à ses yeux,

 

Repoussant la douleur

Des anciennes flaveurs

A l'acrobate femme;

 

Quand sous le chapiteau

Vient le tour presque infâme

D'un lanceur de couteaux.

 

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Vendredi 17 mars 2006

Bien assis sur l'air frais

J'en avais tant envie

Le courage en allé

J'étais un mort en vie

Bleu glacial et de sang.

 

Et le vent m'a soufflé

A l'oreille un mot tendre

Tout mignon qui disait :

"Que l'amour sait attendre

Mais jamais trop longtemps ,

 

Que l'amour peut marcher

Sur le trottoir d'en face

Et se laisser guider

Sous l'horloge qui trace

Et qui n'a pas le temps

 

Que le temps de filer

Sur le sol des secondes

Que si rien tu ne fais

S'en iront infécondes

Séplorer sur un banc.

 

 

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Vendredi 17 mars 2006

Un matin ordinairement gris

Dans un estamiet, le voisin

D'une brasserie sans lendemain.

     Une journée commence

     Le quahoua sur le zinc

     Se laisse prendre en main

     En toute nonchalance.

 

Et jeux de regard - iris qui fuit !

D'un réveil qui sent presque un affront.

Sont-ce des somnambules...? .eux qu'ont

     Des cernes de squelette,

     Qui boivent dans un fond

     De musique, et qui vont....

     Fumant leur cigarette.   

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 15 mars 2006

Vivre pleinement c'est bien

Sans penser au lendemain

Sans penser au temps qui passe.

Profiter du jour présent

Y saisir à pleines dents

Chaque fruit dans chaque espace.

 

Vivre pleinement c'est mieux

Sans perdre jamais des yeux

Qu'un matin plus rien ne reste. 

Se serrer coeur contre coeur

En s'y tordant de bonheur

Jusqu'à la fusion du geste.

 

Vivre en attendant la mort

Sans passer par-dessus bord

Tenir dansante la flamme.

S'écrier Vie !  hautement

Y fleurir tranquillement

La parole de son âme.

 

Vivre en attendant le noir

Sans oublier - désespoir

Qu'un soir plus rien ne subsiste.

Perçevoir un enfant roi

Ne regarder que cela 

De notre trône humaniste.   

 

Vivre pleinement c'est bien

Sans penser au lendemain

Sans penser au temps qui passe.

Profiter du jour présent

Y saisir à pleines dents

Chaque fruit dans chaque espace.

 

Vivre franchement c'est mieux

Sans pedre l'amour de Dieu

L'église de la folie.

S'emmerveiller jusqu'au bout

En y prenant plus que tout

L'apparition de la vie.     

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mardi 14 mars 2006

Elle donnait toujours cette apparence,

     Cette même clarté,

A la fois comme une enfant de faïence

Et à la fois si sûre, et par l'été

     L'on ne voyait plus qu'elle

     A l'abri d'une ombrelle.

 

Tant de demandes, tant de convoitises,

     Tant de rôdeurs autour

D'un même coeur; mais de ces nombres bises

A désirer l'unique et même amour,

     Aucun d'eux, sacrément,

     Ne virent ses vingt ans.

 

Bien de ceux-là eurent grande tristesse

     A la réponse Non !

Certains cherchèrent une autre maîtresse

Pour pimenter les soirées d'abandon,

     Certains se consolèrent

     En lisant des prières;

 

Certains encor convaicu de l'affaire

     Continuèrent à

S'accorder un espoir d'un jour lui plaire

Quand d'autres désemparés à l'éclat

     Cherchèrent de l'enfer

     Un soyeux revolver.

 

C'est dire qu'elle avait de quoi nous rendre

     Follement désireux !

Point de mari ni fiancé prétendre,

Des attributs aveuglants, contagieux,

     La jeunesse fragile

     Et l'argent de la ville.

 

Ainsi était-elle, l'Epithalème,

     Envoûtante d'effet,

Porteuse d'une eau forte et d'un broc même

A provoquer la soif de médaillés.

     Ah c'était si frustrant

     De l'approcher souvent !

 

Que c'était douloureux - comme un supplice,

     De pouvoir l'admirer

Tant sous l'herbe du ciel, un vrai délice,

Ce bleu des îles nous illuminait,

     Quand on ne voyait qu'elle

     A l'abri d'une ombrelle.

 

Un soir disgrâcieux, chargé d'un orage,

     L'un de ces désireux

N'ayant point supporter pareil outrage

Crût délicieux de foudroyer ses yeux,

     Et dans un autre état

     Au lit l'assassina.

 

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 14 mars 2006

Que vienne le silence en golfe de Gascogne

Les piquets de ma tente enfoncés dans mon coeur,

Solitude plaisante en venant qu'on me donne

Une place de mort sur l'Atalaye en fleurs.

 

Entre les Miramar et la Côte des basques,

Tranquillement posé sur un plateau verdi

Avec commun de tous le plus libre des masques,

Là-haut et non en bas j'installerai mon nid.

 

J'y respirerai l'air tout droit venu d'Espagne

Qui descendra l'endroit pour arroser le port

Et qui fredonnera d'Ici à la Montagne

Un morceau bien connu, qu'est l'Amour, qu'est le corps.

 

Dans le jour le plus bleu et dans la nuit du phare

J'attendrai les pêcheurs par le trépas mordu

Qui coursaient la baleine et construisaient l'Histoire

Que l'on croit comme elles à jamais disparus.

 

J'estime que chanceux serait ce temps posthume

De marier mes iris avec Saint-Horizon

Plus poète qu'un homme et plus vrai qu'une plume

En lisant ses écrits plus larges et profonds.

 

Là-dedans mon studio ouvert à la caresse

Qui m'enlèvera du miasme nauséabond,

Je léverai mon verre : "Au passage à l'ivresse ! "

Qu'ici m'aura re-naît. Qu'ici je sois plus bon !

 

Et aux mâts la voilure et aux vagues la coque,

Et aux vagues la voile et la coque en émoi,

Je voguerai, dormeur, l'âme qui se défroque

Dans des rêves tenus par d'infinis débats.  

 

 

                                      Biarritz, 1999

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus