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Samedi 25 mars 2006

Paris bonjour, pour vous je lève,

Paris, toujours mon coeur plus haut

Avant que la mort ne l'enlève

De son habitat de barreaux.

 

Comédie des joies et des peines,

Paris bienvenue dans les yeux

Naissants des Poésies terriennes

Condamnées au bourreau des cieux.

 

Lecteur, je ne sais comment plaire

Autrement que par la beauté

Du vers qui ne possède guère

Pourtant ni coeur et ni santé.

 

Vous parisien, vous parisienne,

Si je vous plais embrassez-moi,

Sinon jetez-moi dans la Seine

Et que l'on ne m'y revois pas.

par ghislain hammer publié dans : L'oeuvre : Ghislain Hammer
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Samedi 25 mars 2006

Sous l'or de l'été

Maints pavillons verts

     -Ô fiévreux navires !

Prirent pour enfer

La voie de l'adret

     Et des charmes pires.

 

Partez ! c'est conclu.

Vous chers combattants

     Des eaux toutes sombres

N'avez dépourvu 

La toile d'un vent

     Rageur et des ombres.

 

Attraits exotiques,

Liberté...Qu'encor

     Cherchez nulle adresse !

Vos mats extatiques

Aspirant au sort

     Mauvais vont d'ivresse.

 

Ce n'est donc que paix

Qui bat à l'Amour !

     - Ames ulyssiennes !

Mars : Sur des charniers

Silencieux et sourds

     Montent les arênes.

 

Ô troubles divins !

Des femmes craintives

     Du marin en route

Voient  par le lointain

Nombres incisives

     Et l'unique doute.

 

Sous l'or de l'été

Maints pavillons verts

     - Ô fiévreux navires !

Prirent pour enfer

La voie de l'adret

     Et des charmes pires. 

 

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Vendredi 24 mars 2006

Je marche avec la tête en l'air

Sur le boulevard Saint-Germain

Je n'ai jamais été si fier

'Battre le pavé parisien.

 

Je manifeste pour ton coeur

Et le retrait de mon silence

Je cris partout que le bonheur

Ait quelque part dans cette France.

 

Je t'aime depuis que l'hiver

M'a présenté à ton chemin

Et si je ne crois au destin  

Je sais que les coeurs ne sont rien.  

 

Je m'oppose à tous les ennuis

La solitude et l'impatience

Je t'aime autant que ce pays

A de beautés sans ressemblance.

 

Je Marche avec la tête en l'air

Sur le boulevard Saint-Germain

Je n'ai jamais été si fier

'Battre le pavé parisien.

 

Je manifeste pour ton coeur

Contre le malaise qui brûle

Lance des pierres à mes pleurs

Pour que ton regard capitule.

 

Je t'aime depuis que ton clair

Et grand sourire a prit le mien

Et puisque l'hiver est lointain 

Aujourd'hui je brandis mes mains.

 

Voici l'étendard qui se plit

Dans le vent de la dernièr' chance

Je t'aime autant que ce pays

A de beautés sans ressemblance.

 

Je marche avec la tête en l'air

Sur le boulevard Saint-Germain

Jamais je n'ai été si fier

'Battre le pavé parisien.

    

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
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Vendredi 24 mars 2006

Je me délecterai de tes fruits inombrables

Que tu tiens, Martinique, avec force à chaque anse;

Je vivrai des rêves, rêves interminables,

De pouvoir goûter le fruit de ta récompense.

 

Encensé au pied de tes festins créoles

Comme un vin bordelais, rouge de tes eclaves,

Tu m'enivreras de richesses vinivoles

Des aubes marinées aux aurores suaves.

 

Tu me distilleras comme ta canne à sucre

Pour en extraire ma mélasse sirupeuse,

Je prendrai mes aises sur ta grâce pulpeuse,

 

Où mes yeux pourront fuir, sereins tels de grands suisses.

Qu'à loisir j'aimerai sous tes tresses métisses

Concevoir un sommeil différent de l'Europe ! 

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Vendredi 24 mars 2006

Vous n'avez rien,

Ma Peine

Rien à vous reprocher,

C'est la peine;

Ce n'est que résultat,

Que défaite limpide

D'un combat.

Je te comprends, c'est vrai,

Moi aussi j'ai peine et regrets !

Refleuri ce livide,

Ma Peine,

- Falaise d'Etretat

Par un vide.

 

 

par ghislain hammer publié dans : Les écrits vertébraux : extraits (poésie libre)
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Vendredi 24 mars 2006

Alors que des regards

Mangeaient d'autres regards

Tous un peu plus ravis

Des bons plats qui régalent

Des pigeons battaient leurs plumes

- Oh si peu rares !

Aux rebords des fontaines

- Oh phénoménales

Moi

Dans mon coeur verdi

Comme un bout de clairière

Ou un bout de forêt

Ou un bout d'Italie

Je me lançais aussi

A plaire à ma manière

Mais que voulez-vous faire

A ce printemps

Qui rit ?

C'est un jeu singulier

Fait d'entrecroisements

Qu'on arbore au sourire

Ainsi qu'au clignement

Et les femmes souvent

Disent que ça leur plaise

Et les femmes souvent

Sous les robes légères

Comme tous ces oiseaux

Hautement à leurs aises

Ofrraient de l'élégance

A chaque courant D'air.

 

             avril 1998.

 

 

 

 

 

 

par ghislain hammer publié dans : Les écrits vertébraux : extraits (poésie libre)
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Jeudi 23 mars 2006

Le jour a pleuré

Si souvent, que pleuvent

De maintes épreuves

A mes yeux gonflés.

 

Ton visage allé

Vers d'autres cours neuves

Avivent des fleuves

Qui te sont séchés.

 

Mais tout est passage

Et bref paysage,

Tout est mouvement,

 

Ce dont la jeunesse

S'attèle en chantant  

D'apprendre à l'ivresse.

 

 

 

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Jeudi 23 mars 2006

J'attache à l'ouvrage bien peu de conviction

- Redescendre chercher le seigle et la farine.

Oh ma lorraine toi comme mon Eglantine

Avez ce facheux goût de camoufler vos fonds ! 

 

J'exploite mon épaule à tirer ma baguette

De ce ventre profond semblable à un fourneau.

Ah basse terre que d'habiter son tombeau !

Que de savoir sa vie une mort qui nous guette.

 

Je traine ma besogne - l'attribut charbon,

Pétrissant et mon bras et mon esprit porteur

d'Azur inavouable où voguent les vapeurs.

 

Dans le gosier de l'insoutenable montée

Je transporte mon âme aux cieux noirs et bons,

La garnison en poche et la poche trouée.

   

                                                        1998 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Mercredi 22 mars 2006

Quand la pluie du soleil arrosait mon enfance

Pour que poussai bien autour d'herbes mauvaises,

Je vous le dis à vous aujourd'hui, ma Constance,

Ma fleur quoique hydratée se prenait de malaises.

 

Elle espérait partir, abandonner sa terre

Pour celle d'un godet, et pouvoir voyager,

Et pourquoi marcher dans le souk du vieux Caire,

Flâner dans un bistrot dans le Paris secret,

 

Chevaucher le désert des indiens d'Amérique

Et la poussière rouge aux sabots du cheval,

Et pourquoi pas non plus traverser l'Atlantique,

Rencontrer les dauphins fascinants dans leur bal.

 

Ah ma sage Constance et tendre confidente !

Je voulais m'assécher à cette époque là

Et jusqu'à m'assoiffer, la racine souffrante,

Pour que dans ma douleur quelqu'un me transporta.

 

Malgré le grand éclat de dix milles voisines

-Des espèces variées mixtant le vaste sol

D'innombrables odeurs plus ou moins serpentines,

Ma fleur n'écartait plus son très imposant col.

 

Elle entendait la mer mais voulait la connaître,

Contemplait les avions qui montaient sans arrêt,

Et son pétale au vent vital et pourtant traître,

Et l'enfant qui tenait un si joli bouquet.

 

   

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Mercredi 22 mars 2006

Les pieds de Manuelle

Ont applati mon coeur

Sur le trottoir, marcheur

Pensif, l'aube cruelle.

 

Et mes pas sur mes larmes

Voguaient pauvres de liens

Dans le flou du matin

Qui déposait les armes.

 

Je ne pouvais pas croire

En un deuil sans décès,

La ville se levait,

Je sombrais de l'histoire

 

Pour déchoir dans le vide

D'un réveil aux abois,

Le hasard pour trépas,

Le désespoir qui ride.

 

Les pieds de Manuelle

Ont applati mon coeur

Sur le trottoir, marcheur

Pensif, l'aube cruelle.

 

PLus solide qu'un slave,

Je me voyais si fort

Même plus que la mort,

Et bien plus qu'un esclave.

 

Je ne pouvais pas croire

Qu'elle me laisse un jour

M'égarer dans l'Amour

Sans plus manger ni boire

 

Et tomber dans le vide

D'un réveil aux abois,

Le hasard pour trépas,

Le désespoir qui ride.

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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