
Des mois nous séparent depuis notre au revoir,
Je n'ai cessé de croître en ce loin tourillon,
Chaque jour repensant à l'auberge Encensoir
Duquel la bleuité à d'attrayants tisons.
Ici les nuits ont ces langueurs surréalistes
Où par milliers se brisent des sons cotonneux,
L'obscurité durant, des revenants subsistent
Et je crois trop souvent aperçevoir l'un deux !
Je me suis entraîné, naïf certainement
Vers un horizon plat que tant d'hommes suivirent
-Ce costumier qui fit maint hôte résident
Tout en se laissant plaire et se laissant chérir.
Tandis que je me panse aux souvenirs de terre,
Amoureusement, dans ma cabine hantée
Par le hublot j'assure un océan désert.
(Il m'arrive à l'instant des fourmis à mes pieds.)
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