Oh des photos !

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LA POESIE MERITE SON RESPECT ! 

GHISLAIN HAMMER  -   ghishammer@yahoo.fr   -  01 48 61 04 53

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Jeudi 27 avril 2006

Bientôt le ciel s'ennoircira,

La lune viendra sur son trône

Tandis que mon coeur s'en ira

Dormir dans son lit d'abandon;

Bientôt le ciel se couvrira

D'étoiles chez un autochtone

Qui refroidi par Angela

Se contentera d'un tison.

 

Bientôt le sommeil forcera

La porte de mes yeux sans gloire

Alors que mon coeur apprendra

Que la vie court devant l'Histoire.

 

Bientôt la nuit apparaîtra,

La lune viendra sur son siège

Tandis que ce coeur que voilà

Comptera la durée du siège;

Bientôt la nuit se remplira

De planètes inaccessibles

Eloignant plus mon Angela

De mes rêves intranscriptibles.

 

Bientôt le sommeil forcera

La porte de mes yeux sans gloire

Alors que mon coeur apprendra

Que la vie court devant l'Histoire.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Jeudi 27 avril 2006

Jamais par le passé le présent m'oppressa

Autant qu'en ce soir blanc d'un tout autre mariage;

Le coeur trempé de sang, se sentant en voyage,

Je divorce d'un jour noirci par Angela.

 

Elle, Angela Spirit, envolée brusquement

Sans même un petit mot confirmant qu'elle m'aime,

Et malgré le tendre air de ce simple poème,

Ma grande poésie parait loin dans le temps.

 

"Suis-je à l'ombre d'un feu qui ne réchauffe pas,

Aveuglé par ma vie qui te glace et te boit ?

Ne me délaisse pas, reviens, Terre salée,

 

Mon Angela Spirit, ô fleur de mon cerveau !

Et retrouver enfin - et le vent dans le dos, 

D'anciennes expressions de mon âme percée"

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Mercredi 26 avril 2006

Il était chez lui

Dans son Grand-Paris

     Et sans la lumière

Voyant sur les toits

Le nuage bas

     Du plus ordinaire.

 

A cent tours son coeur

Battait sans rancoeur

     Eprit d'aventure

Il prît son balot

Paris dans son dos

     Pour quelque pâture.

 

Les pieds enjoués

Radieux de trouver

     La dame bretonne

La voix du marin

D'un armoricain

    Et blanche Madone.

 

Mais voilà bientôt

Que sur un bateau

     De faible envergure

Il revint amer

Le mal de la mer

     A la rade sûre.

 

De retour aigri

Dans son Grand-Paris

     Et sans la lumière

Voyant sur les toits

Le funeste état

     D'affreuse manière.

 

Incrédible temps !

Oh diable navrant !

     L'oeil à la fenêtre

Il reprît presto

Paris dans son dos

     La route du prêtre.

 

Les pieds sacrément

Radieux et priants

     S'assirent à Lourdes

Il eût du soleil

Du sang nonpareil

     Relevant les coudes

 

Mais voilà bientôt

Que Christ en défaut

     Ville commerciale

Il revint amer

Plus vite que l'air

     A la capitale.

 

De retour aigri

Dans son Grand-Paris

     Et sans la lumière

Voyant sur les toits

 Le nuage bas

     Du plus ordinaire.

 

Malheurs ! Oh langueurs !

Pleuraient dans son coeur

     Eprit d'aventure

Il reprît si tôt

Paris dans son dos

     La voie de la cure.

 

Les pieds respirants

Oxygène étant

     Au pays des basques

Il mangea très bien

En bons pèlerins

     Les chants à ses basques

 

Mais voilà bientôt

D'avoir bu de trop

     La boisson locale

Il revint amer

Titubant, peu fier,

    A la capitale.

 

     En sa capîtale. 

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Mercredi 26 avril 2006

Ma passion n'obéit

Guère a de lois voraces,

Les regards qui dépassent

Ne sont point mes amis.

 

Je préfère un pays

Sans gloire et sans palace,

Où le seul oeil qui passe

Ouvre a tout compromis.

 

Je suis triste, et je pleure...

Qu'un paradis m'écoeure

Et qu'un peuple sourit

 

Quand un autre se meure,

Et qu'un autre grandit

En attendant son heure. 

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Mercredi 26 avril 2006

Si j'eusse été vivant

En période naguère

Un bel adolescent

Au sortir de  la guerre

J'aurais assurément

Accédé à la veuve

Dont le mari galant

Ne revint de l'épreuve.

 

Ah les maris, maris,

     Les maris de guerre !

Morts au champ d'honneur ont

     Tué l'adultère.

 

J'aurais prit dans le coeur

De la veuve éplorée

La place du bonheur

De l'union déchirée

Et séché ses grands pleurs

Grands comme une montagne

Les aidant, mon Seigneur

A quitter leur campagne. 

 

Ah les maris, maris,

     Les maris de guerre !

Morts au champ d'honneur ont

     Tué l'adultère.

 

De leurs nuits jusqu'au cou

A prier la marie

Que leurs tendres époux

Reviennent à leur vie

Moi j'aurais crié : " loup ! "

A la lune bestiale

Entrainant nos corps fous

Sous la plus forte étoile.

 

Ah les maris, maris,

     Les maris de guerre !

Morts au champ d'honneur ont

     Tué l'adultère.

 

Mais avant très cher Dieu

De plaire à quelque femme

J'aurais prit dans ses yeux

L'assurance que l'âme

Que l'âme du Monsieur

Eût bien été trouée

Que la route des lieux

Eût été libérée.

 

Ah les maris, maris,

     Les maris de guerre !

Morts au champ d'honneur ont

     Tué l'adultère.

 

Plus d'homme à la maison

Tous au front, l'Allemagne,

Si loin de leur tison

J'aurais eu la cocagne

J'aurais prit sans question

La veuve solitaire

Moi j'aurais de raison

Eûs été volontaire.

 

Ah les maris, maris,

     Les maris de guerre !

Morts au champ d'honneur ont

     Tué l'adultère.

 

Malgré tout le respect

Redevable à ces êtres

Chers dévoués guerriers

De la patrie, mon prêtre,

J'aurais su profiter

D'en chérir une bonne

Et gravir l'eplorée

A l'orée de personne.

 

Ah les maris, maris,

     Les maris de guerre !

Morts au champ d'honneur ont

     Tué l'adultère.  

 

                                 1999

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Mercredi 26 avril 2006

Pour l'avenir de notre espèce

Pour qu'ell'  perdure la vérité

Tout se passe au niveau des fesses

De nos bonnes amours sacrées.

 

Qu'elles soient belg' es ou bien de Grèce

C'est entre ell' es et ell' es seulement

Ces si nombreus' es et divers' es fesses

Qu'humanité a fait ses dents.

 

Je n'vous f'rai pas l'apprentissage

De c'qui nous fait vivre aujourd'hui

Néanmoins c'est par des branchages

Qu'le p'tit oiseau a fait son nid

Je n'vous f'rai non plus de dessin

Pour agrémenter ce refrain.

 

Après deux trois braves caresses

En guise de salutation

Engagez-vous dans l'train express

Qui mène à la procréation.

 

A qui que ce soit qu'on s'adresse

Ou blonde ou brune ou même rousse

Selon votre humeur et l'ivresse

La route est la même pour tous !

 

Je n'vous f'rai pas l'apprentissage

De c'qui nous fait vivre aujourd'hui

Néanmoins c'est par des branchages

Qu'le p'tit oiseau a fait son nid

Je n'vous f'rai non plus de dessin

Pour agrémenter ce refrain.

 

Dans quelque lieu, dans quelque pièce

Sur la plage ou  dans un bosquet

Chez Belle mère dans la détresse

L'endroit n'a guère d'interêt.

 

Moi dans la fent' j'ai mit la pièce

Pour en gagner un petit gars

Tout se passe au niveau des fesses

J'en suis témoin, tout pass' par là !

   

Je n'vous f'rai pas l'apprentissage

De c'qui nous fait vivre aujourd'hui

Néanmoins c'est par des branchages

Qu'le p'tit oiseau a fait son nid

Je n'vous f'rai non plus de dessin

Pour agrémenter ce refrain.

 

Si aujourd'hui je vous fais messe

Jusqu'à le crier haut et fort

C'est qu'la vie passe à tout' vitesse

Qu'y a pas d'naissance après sa mort.

 

Pour l'avenir de notre espèce

Pour qu'ell' perdur' concrètement

Je vous le clame plein d'allégresse

Faut deux virgule et un enfants.

 

Je n'vous f'rai pas l'apprentissage

De c'qui nous fait vivre aujourd'hui

Néanmoins c'est par des branchages

Qu'le p'tit oiseau a fait son nid

Je n'vous f'rai non plus de dessin

Pour agrémenter ce refrain.

 

                 Janvier 2000

 

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Mercredi 26 avril 2006

 

Chaque instant ici est

Un tableau noir et blanc

Eternelle seconde

De la photographie.

Un sourire d'enfant

Un square aux jeux d'été

Interminable ronde

Aux robes dans la vie.

 

Dans les bras de Paris

Et tes yeux dans les miens

Et ta main dans mon dos

Et le pont Mirabeau.

Dans les bras de Paris  

Qu'on est bien, qu'on est bien

Un baiser de Doisneau

Et le pont Mirabeau.

 

Le temps ici est rouge

Une flamme à chacun

Une fleur à chacune

De la photographie.

Et la Seine de vin

Dont reflette la lune

Dont chaque coeur qui bouge

Est un coeur qui s'écrie.

 

Dans les bras de Paris

Et tes yeux dans les miens

Et ta main dans mon dos

Et le pont Mirabeau.

Dans les bras de Paris

Qu'on est bien, qu'on est bien

Un baiser de Doisneau

Et le pont Mirabeau.

 

Non ne résistons pas

Au tableau noir et blanc

A l'éternel cliché

D'une photographie

Ta robe dans le vent

Et mon regard sur toi

Et notre amour figé

Le coeur en batterie.

 

Dans les bras de Paris

Et tes yeux dans les miens

Et ta main dans mon dos

Et le pont Mirabeau.

Dans les bras de Paris

Qu'on est bien, qu'on est bien

Un baiser de Doisneau

Et le pont Mirabeau.

 

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Mardi 25 avril 2006

Pourquoi tu m'aimes ?

     Mon amour

Je n'ai jamais

Voulu t'aimer !

Pourquoi tu m'aimes ?

     Au secours !

Dans quoi je me

Suis embourbé ?

 

Pourquoi tu m'aimes ?

     Mon amour

D'un amour presque

Animalier !

Pourquoi tu m'aimes ?

     Au secours !

Bien que pourtant

Je n'ai rien fait !

     Pourquoi l'on s'aimerait ?

 

Est-c' que tu m'entends bien ?

Je n'ai rien fait pourtant !

Ou bien n'entends-tu rien ?

Ou bien entends-tu mal ?

Je n'ai rien d'un amant !

 

Pourquoi tu m'aimes ?

     Mon amour

Je n'ai jamais

Voulu cela !

Pourquoi tu m'aimes ?

     Au secours !

Comment en suis-je

Arrivé là ?

 

Pourquoi tu m'aimes ?

     Mon amour

Tu es ma reine

Je suis ton roi

Pourquoi tu m'aimes ?

     Au secours !

Faudrait qu'on m'ex-

Plique pourquoi ?

     Pourquoi tu m'aimes comm' ça ?

 

Est-c' que tu m'entends bien

Je n'ai rien fait pourtant !

Ou bien n'entends-tu rien ?

Ou bien entends-tu mal ?

Je n'ai rien d'un amant !

 

Pourquoi tu m'aimes ?

     Mon amour

Amour vedette

Décapitant !

Pourquoi tu m'aimes ?

    Au secours !

Dîtes-moi pour

Combien de temps ?

 

Pourquoi tu m'aimes ?

     Mon amour

A la folie

Complètement !

Pourquoi tu m'aimes ?

     Au secours !

Au secours bien

Evidemment !

     Pourquoi tu m'aim' es autant ?

 

Est-c'que tu m'entends bien ?

Je n'ai rien fait pourtant !

Ou bien n'entends-tu rien ?

Ou bien entends-tu mal ?

Je n'ai rien d'un amant !

 

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Mardi 25 avril 2006

Des saisons sur le dos

Je me conduis à vous,

Je vais, restant le même

Et domptant la souffrance.

Le temps n'a plus sur vous

Aucune conséquence

Mais m'en voit devenir

Fou, de plus en plus fou.

     Blue garden

 

J'écris, je vous écris.

Ce ciel est un papier,

Ce soleil une plume

A l'encre indélébile.

Et noir...que je le suis !

Mon coeur n'a rien d'utile

Sans le vôtre et pourtant

Il bat, plus que jamais,

     Blue garden,

 

Il bat ! sauvage et libre

Ou sage et prisonnier,

Il bat, gagnant mon nez

Et sortant par ma bouche;

Et je m'endors souvent 

Sans ce coeur qui découche,

Lui qui maintient pourtant

Debout notre passé.

     Blue garden

 

Des saisons sur le dos

Je me conduis à vous,

Je vais, depuis ce jour,

Depuis l'août terrible.

Le temps n'est plus pour vous

Ce complice nuisible

Mais m'en voit devenir

Fou, de plus en plus fou.

     Blue garden 

 

Je vis, je vous revis,

La mer votre jardin,

Le sable mon église

Aux cloches écumeuses.

Noyé...Que je le suis !

De mes lèvres osseuses

Aux vôtres de lumière

Où se mêlaient nos vins.

     Blue garden

 

Nos vins, nos longs baisers,

Je vais, je vous reviens,

Je vais, restant le même,

Ô vins ! nos larges coupes,

Nos ivresses, nos nuits,

Notré été, nos chaloupes !

Des sanglots sous le bras,

Je vais, je vous reviens.

     Blue garden

 

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Jeudi 20 avril 2006

 

D'un bon pas nous irons, maquillant le ciel d'un

Million de chants divins, sur l'étoile fumeuse;

Avançant nous aurons la tendresse rieuse,

A la main l'enfant blond de l'amour simple et saint.

 

Incrustés d'obsessions, dansant deux ballons verts

Sur le fil doux de l'air, nous irons sur l'étoile;

D'un bon pas nous viendront la caresse bestiale,

Les grandioses passions aux ravages divers.

 

D'un bon pas tout du long de larges fleuves blancs,

Nous irons, le courant la poitrine Poète, 

Sur l'étoile du fond où semblable au printemps

D'innombrables bourgeons se déploient dans la fête.

 

Air ! Ô divin courant ! Fleuves blancs ! Nous irons

Sur le cercueil rampant de l'étoile fumeuse;

Avançant nous aurons la tendresse rieuse,

D'un bon pas nous irons d'un amour simple et saint.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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