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GHISLAIN HAMMER  -   ghishammer@yahoo.fr   -  01 48 61 04 53

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Jeudi 18 mai 2006

 

 

Je suis l'ami du petit diable

Aussi maudit que bienfaisant

Je ne me sens plus du tout stable

Près de son coeur, cet enfer blanc.

 

Plus rien autour n'a d'importance

Depuis que sa fourche à placé

Ses piques remplis d'élégance

Dans mes yeux grands ecarquillés.

 

Le printemps peut bien sur les femmes

Envisager un nouveau sort

J'ai davantage plus de flammes

Devant les cornes de son corps.

 

Plus besoin de soleil ni même de lumière

Sa beauté me réchauffe et son âme m'éclaire.

 

Je suis un souffle inépuisable

Un courant rouge et déroutant

Je ne me sens plus responsable

Face à de pareils ornements.

 

Plus rien autour n'a d'importance

Cupidon mêm' peut s'en aller

Planter sa flèche avec violence

Dans un Don Juan de quartier.

 

Le printemps peut bien se débattre

Reverdir des charmes les pouls

J'ai maintenant plus d'un Montmartre

Et plus d'un vampire à mon cou.

 

Plus besoin de soleil ni même de lumière

Sa beauté me réchauffe et son âme m'éclaire.

 

Je vis sur le Styx épousable

Ses rives mortes et jalouses

Dont je ne perçois que le sable

Voler dans l'air des andalouses.

 

Plus rien autour n'a d'importance

Depuis sue son fleuve m'a prit

Comme blotti dans une danse

Dans ses yeux lents démaquillés.

 

Le printemps  peut bien sur les têtes

Fleurir de nouvelles pensées

Nous les quatre saisons nous fêtent

A chacun leur tour nos baisers.

 

Plus besoin de soleil ni même de lumière

Sa beauté me réchauffe et son âme m'éclaire.

 

 

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
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Jeudi 18 mai 2006

 

De l'anglaise à ce jour je n'ai cessé d'écrire

Pour peut-être remplir sa décomposition,

Combler une impuissance en la croyant me lire

Au-dessus de l'épaule et librement sourire

Comme si mon devoir était dans le Pardon.

 

Aujourd'hui je me sens résidant de la plage 

Où j'embrassais sa main déjà divinement,

Habitant de l'époque où nous savions que l'age

Croisait celui de vivre, et que dans son bagage

Parmi nos coeurs la mort aurait un vrai printemps.

 

Ceux qui prendront le temps apprécieront j'espère

Plutôt que quelques vers cette femme à l'abris

Et comprendront alors qu'un poète n'est guère

Qu'un humain désarmé, qu'un humain dans la guerre,

Qu'un humain sur lequel il ne plane de prix.

 

Plus près de jour en jour de sa grande existence,

De sa lumière aqueuse et diaphane, va,

Volante, infatigable, une plume de science,

Sous les bruits d'un secret n'ayant plus la patience

Que j'en perds, résigné, soixante et un combats.

 

Rien ne finit très bien ! Quelle est la chose aquise

Excepté le désir ? Ah ! Faiblesses aimables !

Je ne suis pas censé avoir la lèvre exquise,

Je voudrai témoigner; simplement sur la frise

Voir apparaître un peu du sang de tous les diables.

   

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Mardi 9 mai 2006

 

Je n'avais plus de porte ni toit ni fenêtre,

     Seuls des murs où quelques tableaux 

D'un passé révolu penchaient comme une lettre

     Qui pleurerait ses derniers mots.

 

Je persistais à croire en une renaissance,

     En quelqu'un au regard nouveau,

En une restauration par la providence,

     Malgré la ruine et ses dépôts.

 

Habité par l'absence aux mangeuses limaces,

     J'admirais les femmes, leur dos

Qui s'effacait sans requïem comme les glaces

     Fondent dans des courants plus chauds.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Dimanche 7 mai 2006

 

Je peux en élevant mon doigt

Frotter les cimes incertaines

Et ressentir jusqu'à l'effroi

Le frisson bleu de ses haleines.

 

Epris, le regard tourmenté

Posé sur l'océan de terre,

Je vois un voile blanc voguer,

Les sillons noirs plein de manière.

 

Déjà les sommets sont enfreins,

Choqués par l'immense navire;

Dès lors mon doigt perdant le lien

Des monts, doucettement chavire,

 

Et je suis là, le coeur houleux,

impatient qu'éclate l'orage

Pyrénéen, et c'est envieux

Que je l'attends sur le rivage 

.

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Jeudi 4 mai 2006

 

Plus de vous plus de paradis

Plus de coeur ni plus de poète

Plus Venise plus de Paris

Plus d'amoureux plus de baiser.

 

Plus de vous plus rien dans mes yeux

Plus d'étoile plus d'astronome

Plus de rêve plus ni plus de voeu

 Plus d'envie ni plus de secret.

 

Plus de vous plus de paradis

Plus de fée ni plus de baguette

Plus de conte plus de pays

Merveilleux plus de cheval blanc.

 

Plus de vous plus rien dans mes yeux

Plus de prince plus de royaume

Plus de grands héros victorieux

Plus de statue le glorifiant.

 

Plus de vous plus de paradis

Plus de bonheur plus de manège

Plus de fête de confetti

Ni parade sous parasol.

 

Plus de vous plus rien dans mes yeux

Et plus d'éternelle jeunesse

Plus de larme de joie ni feu

Ni même plus de clé de sol.

 

Plus de vous plus de paradis

Ne partez pas, que deviendrais-je ?

Sans vous le monde est d'un ennui

Qu'attirerait tous les enfers.

 

Plus de vous plus rien dans mes yeux

Restez-moi où bien la tristesse

M'emportera comme un bois vieux

Dans les profondeurs de l'hiver.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Mardi 2 mai 2006

Il souffre avec plaisir,

Sait-il qu'il va partir

La rejoindre bientôt.

Il meurt avec sourire,

Pour lui elle est bien pire

Cette vie sur son dos.

 

Enfin la belle mort

Le dénoue de son cou

Comme on ouvre un cadeau.

Enfin presque à l'aurore

D'un vie qu'il implore

Dieu qu'il n'est point trop tôt !

 

Il se plait à mourir,

Joindre son souvenir

En-allé tout en haut.

Il sourit - quel sourire

Ce vieux coeur qui expire

En bas dans son ghetto !

 

Enfin les retrouvailles,

Les pulsations qui baillent

Et la bougie en feu !

Vivement qu'il s'en aille

S'allonger sur la paille,

Heureux entre elle et Dieu.

 

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Mardi 2 mai 2006

Infecté d'écritures

     Nuageuses, 

     Fulmineuses,

Dessus les herbes dures

Où las, mon corps doucet

 

S'y allongait, gratuit,

     Pour peut-être

     Comme un être

Enfoncé dans la nuit

Se surprendre à rêver;

 

Etendu sous un ciel

     Aux étoiles

     Infernales

Recouvertes d'un miel

De mes scintillants souhaits,

 

Voici donc ce recueil,

     Cette plume

     Qui m'exhume

D'un blanchâtre cercueil

Qui reposait en paix.

    

par ghislain hammer publié dans : Les faiblesses aimables
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Lundi 1 mai 2006

Folie ! Démence ! Horreur ! Et crime !

Je m'en éloigne à petits pas,

Me soigne d'un nuage bas

Par l'évasion - Que je l'estime !

 

L'épine affreuse devient douce

Au fur de mon éloignement,

Le nuage chassé par le vent

Laiisse apparaître un ciel de mousse.

 

Les voiles hissées, bonne coque

Et mâts solides, je m'en vais

Par les océans maniérés.

- Que je ressens déjà l'époque ! 

 

               Dans le train pour Bruxelles,

                       voiture 23, juillet 1999

 

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Lundi 1 mai 2006

sur musique de PAGANINI - sonata #6 - Voix féminine

Il s'en va

Toujours

Devant moi

L'Amour

A l'automne

J'ai si peur

Qu'il m'abandonne

 

Sous mes yeux

Fermés

Sous des cieux

Baissés

Non personne

N'ai l'air du coeur

Plus monotone

 

Et

J'existe.

 

Il s'en va

Toujours

Devant moi

L'Amour

Et je sème

Les regrets

Dans ce poème.

 

Je crois bien

Seigneur

Que mes mains

Font peur

Je crois même

Ne plus jamais

Dire un " Je t'aime ! "

 

Et

J'existe.

 

Si j'existe

Tu n'existes pas

Je ne suis

Rien de moi

Je subsiste

En t'imaginant.

 

Et si j'existe

Si tu n'existes pas

Je ne suis

Je ne poursuis plus que le temps.

 

(pause) 

 

Si j'existe

Tu n'existes pas

Je ne suis

Rien de moi

Je subsiste

En t'imaginant.

 

Et si j'existe

Si tu n'existes pas

Je ne suis

Je ne poursuis plus que le temps.

 

(fin des paroles)

 

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
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Samedi 29 avril 2006

 

En touchant l'autre nuit l'intérieur de la frêle,

La frêle et délicate et bourgeonnante enfant,

Excusez-moi du peu, je la pris sous mon aile,

N'ignorant point bien sûr ses attraits déroutants.

 

Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature

Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,

Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,

Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,

Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,

N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,

Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire

Cupidon me décoche une flèche à deux sous.

 

Ce coup-ci sans savoir j'ai bien plus d'espérance,

D'espérance à vrai dire qu'onc auparavant,

Sans doute parce que plus grande est l'expérience,

N'ignorant point sûr qu'on apprend tout le temps.

   

Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature

Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,

Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,

Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,

Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,

N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,

Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire

Cupidon me décoche une flèche à deux sous.

 

Tous les deux nous avons quelques analogies,

Les mêmes passions, les amis, les passe-temps,

Sans compter les valeurs, les rêves, les envies,

N'ignorant point sûr qu'on aim' les changements.

 

Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature

Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,

Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,

Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,

Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,

N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,

Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire

Cupidon me décoche une flèche à deux sous.

 

Elle m'a dit hier un "je t'aime !" farouche

C'est je cois une preuve, un concret sentiment,

Je ne vois dans cela franchement rien de louche,

N'ignorant point sûr qu'existent les amants.

  

Pincez-moi le coeur ma chère Dame Nature

Pour me convaincre envers cet amour balbutiant,

Qu'au clair de lune prochain celui-ci perdure,

Car depuis que je suis, c'est un peu foudroyant,

Aucun d'eux n'a tenu, ma peine est bien notoire,

N'a guère durée plus, que vingt soleils c'est tout,

Ayant pourtant cherché pourquoi pour chaque histoire

Cupidon me décoche une flèche à deux sous.

 

par ghislain hammer publié dans : Chansons : extraits
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